Lancement du programme
Apprentissage à vie pour l’émancipation de la femme
Cybertour d'Ébène, Maurice
(Ebene CyberCity, Mauritius)
le 19 mai 2011
Remarques
Sir John Daniel
Commonwealth of Learning
Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, Mesdames, Messieurs:
C’est un honneur de vous adresser la parole dans le cadre du lancement de ce programme Apprentissage à vie pour l’émancipation de la femme et je vous remercie d’avoir choisi de le faire au moment de la réunion que tient le Commonwealth of Learning, que nous appelons ‘COL’, pour ses points focaux venant de tous les pays Africains du Commonwealth.
Le but de cette réunion est de faire la planification des activités de COL en Afrique pour les prochaines années à la lumière des besoins et priorités exprimés par nos collègues des différents pays.
COL est animé par une vision simple et une mission claire. La vision, c’est que l’apprentissage est le clé du développement. C’est en apprenant de nouvelles choses que les individus, les familles et les sociétés progressent.
Dans un monde que change continuellement, offrir les possibilités d’apprentissage à tout le monde est un grand défi. La mission spécifique de COL est de vous aider à vous servir de la technologie pour relever le défi de l’apprentissage à grande échelle.
Dans les autres domaines de l’activité humaine c’est la technologie qui nous a permis d’offrir des produits et services de qualité à beaucoup de gens à des prix raisonnables. COL applique le même principe à l’apprentissage.
Une technologie en particulier s’est avérée particulièrement utile à cette fin. Il s’agit de la formation ouverte et à distance. Elle permet de rejoindre les gens chez eux ou dans leur localité et elle offre une grande flexibilité en ce qui concerne l’utilisation du temps. En plus, pour beaucoup de gens apprendre par le biais de la technologie est plus sympathique que de le faire toujours avec les livres.
COL applique la technologie dans tous les domaines de l’apprentissage, formels et non-formels. Ici à Maurice, par exemple, nous sommes associés depuis plusieurs années déjà votre projet d’université ouverte.
Du coté informel, nous avons eu du succès avec une approche que nous appelons, formation continue pour les agriculteurs, ou Lifelong Learning for Farmers. Le but de cette approche est de mieux faire fonctionner l’économie rurale en alliant un programme d’apprentissage aux éléments du système : l’activité quotidienne des gens, le travail des banques, la mise en marché, et ainsi de suite.
La technologie, qu’il s’agit de kiosques informatiques ou téléphones cellulaires, sert à rendre plus efficace et plus rapide la communication entre les éléments du système.
Or, je suis très content que nous introduisons aujourd’hui à Maurice un programme inspiré par ces principes : Apprentissage à vie pour l’émancipation de la femme. Je félicite les partenaires qui se sont réunis à cette fin, soit le National Productivity and Competitiveness Council; the Agricultural Research and Extension Unit of the University of Mauritius; the Ministry of Gender Development, Child Development and Family Welfare; and the Ministry of Business Enterprise, Cooperatives and Consumer Protection. Avec tant de partenaires puissants le programme ne peut que réussir!
En particulier, nous sommes heureux que le National Productivity and Competitiveness Council (NPCC) s’est rendu compte, il y a un certain temps déjà, du potentiel de la formation à distance pour faire avancer ses buts de développement pour le pays.
Le programme qui nous inaugurons aujourd’hui, qui est axé d’abord sur ce que l’on peut appeler l’alphabétisation juridique, vise à favoriser davantage la prise en charge par les femmes de leur destin économique.
C’est pourquoi, par la suite, les participantes auront l’occasion d’apprendre l’essentiel du travail d’entrepreneur et la gestion du crédit. Tout ceci jettera les bases du futur programme de formation continue des agriculteurs à l’Ile Maurice. Nous croyons que c’est une approche unique qui a déjà fait ses preuves dans quelques autres pays.
Une autre nouveauté est l’utilisation de téléphones portables. C’est une technologie formidable qui est d’abord un moyen de communication personnel. Mais COL a travaillé avec des ingénieurs à l’Université de la Colombie britannique pour en faire un moyen de communication de masse. Tout indique que les femmes sont particulièrement favorables à l’utilisation des portables pour fins de développement.
Je m’arrêterai là en vous souhaitant bon succès avec ce nouveau programme et en remerciant Madame la Ministre, l’Honorable Sheila Bappoo pour son appui et son enthousiasme à l’égard de cette initiative.
Je vous remercie de votre attention.